Musée des Beaux-Arts de Dijon
Adresse: Palais des Etats de Bourgogne, (entrée Cour de Bar), 21000 DIJON
Tel: +33 3.80.74.52.09 ou +33 3.80.74.53.59
Fax: +33 3 80 74 53 44
Internet : http://dijoon.free.fr
Email : dijoon@dijoon.fr.st
Horaires : de 9h30 à 18h00 du 1er mai au 30 octobre, de 10h00 à 17h00 du 1er novembre au 30 avril (sous réserve de modifications).
Prix : gratuit
Le musée des Beaux-Arts de Dijon est installé dans l'ancien hôtel des ducs de Bourgogne et dans la partie orientale du palais des états. Cet ensemble architectural, témoignage essentiel sur l'art et l'histoire de la Bourgogne, fut d'abord, à partir de 1364, la demeure des ducs de Bourgogne, de Philippe le Hardi à Charles le Téméraire ; c'est Philippe le Bon qui fit construire le corps de logis principal, dominé par la haute tour qui porte son nom, et les cuisines ducales, chef-d'œuvre de l'architecture civile gothique, situées dans la cour de Bar. En 1477, lorsque Louis XI rattache la Bourgogne au royaume de France, la demeure ducale devient logis du roi. Le palais des états de Bourgogne est élevé à la fin du XVIIe siècle sur un projet de Jules Hardouin-Mansart, avec des adjonctions et des modifications au siècle suivant. L'école de Dessin et le museum y seront logés.
Fondé en 1787, au Siècle des Lumières, pour faciliter l'enseignement des élèves de l'école de dessin créée en 1766 par François Devosge, le musée de Dijon ouvre ses portes au public en 1799. Composé de deux salles, la salle des Statues, destinée aux sculptures, et le salon Condé, dévolu aux peintures, et qui célèbre pour son décor la gloire des Condé, gouverneurs de Bourgogne, il présente des collections constituées par les œuvres des lauréats des prix de Rome et par les saisies révolutionnaires. Enrichi par des envois impériaux, des dépôts de l'Etat, des dons et legs de collectionneurs (Trimolet, Joliet, et plus récemment les donations Granville), et par des acquisitions, le musée s'étendra peu à peu dans l'enceinte du Palais.
La salle du Logis ducal, devenue au XVIIe siècle salle des Gardes, témoigne du faste de la cour des ducs de Bourgogne. Les tombeaux des ducs, autrefois à la chartreuse de Champmol, nécropole de la famille ducale, y ont été installés en 1827 par Févret de Saint-Mémin, considéré comme un second fondateur du musée. De la chartreuse de Champmol proviennent également les deux grands retables sculptés, qui relèvent du style gothique international, et dont le plus célèbre a gardé ses volets peints par Melchior Broederlam.
La salle du Chapitre abrite des souvenirs de la Sainte-Chapelle et de la Toison d'Or, ordre de chevalerie créé par Philippe le Bon en 1430. Enfin, le musée possède une importante collection de Primitifs, flamands - la Nativité du Maître de Flémalle -, suisses et allemands - L'Empereur Auguste et la Sibylle de Tibur de Conrad Witz -, et italiens - le Triptyque de Lorenzetti. Les collections du musée illustrent l'importance de la production artistique et des artistes d'origine locale : l'architecte menuisier Hugues Sambin à la Renaissance, les peintres Jean Tassel et Philippe Quantin et le sculpteur baroque Jean Dubois au XVIIe siècle, les membres de l'Ecole de Dessin de Dijon - Naigeon, Gagneraux, Prud'hon - au tournant des XVIIIe-XIXe siècles, les sculpteurs Fremiet et Rude et le célèbre sculpteur animalier Pompon au XIXe et au début du XXe siècle.
De nombreux courants artistiques européens trouvent leur place dans les collections du musée. Lorenzo Lotto et Véronèse évoquent l'Italie de la Renaissance, la Dame à sa toilette le raffinement de l'Ecole de Fontainebleau. Les écoles étrangères du XVIIe siècle - Brueghel de Velours, Rubens, Guido Reni - côtoient la production parisienne et royale - Philippe de Champaigne, Charles Le Brun -, tandis que Le Souffleur à la Lampe de La Tour témoigne de l'influence caravagesque dans l'Est de la France. Présentées en partie dans un décor d'époque - dont les boiseries du salon Gaulin -, les toiles du XVIIIe illustrent la variété des genres picturaux : peinture d'histoire (Van Loo), portrait (Nattier, Greuze), peinture de genre (Colson), paysage (Hubert Robert, Lallemand), nature morte (Oudry).
Le XIXe siècle est représenté par un important fonds de sculptures, et en peinture par les romantiques (Géricault, Prud'hon), puis les artistes officiels (Bouguereau, Tissot) et les Indépendants (Monet, Manet, Sisley, Cross). La section d'art moderne, constituée essentiellement des donations Granville, rassemble entre autres des toiles cubistes (Braque, Gris), expressionnistes (Rouault), et des œuvres de l'Ecole de Paris des années 1950 à 1970 ( Charles Lapicque, Vieira da Silva, Nicolas de Staël, Messagier, Hajdu). Alfred Manessier, y est particulièrement bien représenté.